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Dans son ouvrage Georges Marchais ou la fin des Français rouges (Payot, 2025), sur la base d’archives inédites, l’historienne Sophie Cœuré approfondit le portrait d’un homme qui fut le secrétaire général, dirigeant du PCF de 1970 à 1994.

 

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CC : Commençons par faire la genèse du livre . Qu’est-ce qui vous a poussée à vous intéresser à la figure de Georges Marchais et pouvez-vous expliquer le silence qui l’entoure – puisque votre ouvrage est le premier écrit par une historienne reconnue académiquement ?

Sophie Cœuré : Georges Marchais est évidemment une personnalité qui a marqué non seulement la vie politique française pendant près d’un demi-siècle, mais aussi les souvenirs d’enfance et de jeunesse de toutes celles et de tous ceux qui regardaient parfois la télévision dans les années 1970 et 1980, ce qui était mon cas ! Cependant, c’est dans les archives que je l’ai retrouvé : à Moscou où j’ai consulté les dossiers du bureau politique du Parti communiste d’Union sovietique (PCUS) où Marchais et son entourage apparaissaient fréquemment dans les rapports de l’ambassade d’URSS en France. Puis à Bobigny, où j’ai découvert toute la richesse du fonds Marchais dans les séries du PCF aux archives départementales de la Seine-Saint-Denis.

En effet, l’historiographie du communisme français s’est beaucoup concentrée sur les années 1920-1930 et sur l’Internationale communiste,    grâce à l’ouverture des archives, en France et en Russie. Il y a eu ensuite un renouvellement important de l’histoire sociale du PCF des années 1960 à 1980. L’histoire politique s’est surtout intéressée à l’union de la gauche et à ses déboires, aux relations franco-italiennes ou encore à l’eurocommunisme. Georges Marchais y trouve sa place en tant que dirigeant du PCF, de même que dans de nombreux témoignage et autobiographies.

Les engagements internationalistes de Georges Marchais restaient sous-évalués. J’ai pu non seulement m’appuyer sur les archives du PCF et de sa commission de politique extérieure, la “Polex“, mais aussi sur des documents soviétiques, roumains, polonais entre autres.

Il est vrai aussi que le Parti communiste français n’a pas fait de Georges Marchais une figure de référence, bien au contraire à la fin des années 1990 et dans les années 2000. Ainsi, les biographies existantes étaient dues aux enquêtes de journalistes : Nicolas Tandler, Thomas Hofnung. En 2017, Gérard Streiff, qui est à la fois un chercheur et un ancien collaborateur de Marchais, a proposé une courte biographie pour le vingtième anniversaire de la mort de l’ancien secrétaire général.

 

CC : Marchais adhère au PCF en 1947 et devient cadre du parti dès la deuxième moitié des années 1950. Comment expliquez-vous une ascension si rapide d’un homme qui n’avait aucune expérience militante avant-guerre ni aucune activité résistante durant l’occupation dans un parti qui connaissait alors son âge d’or ?

SC : Contrairement à d’autres dirigeants du parti, Georges Marchais n’a été ni membre des jeunesses communistes (ce qui était le cas de sa deuxième épouse, Liliane, militante à 15 ans), ni résistant ou combattant FFI-FTP, ni même réfractaire au service du travail obligatoire (STO). Il adhère au parti à 27 ans, en même temps qu’il se syndique ; il est alors ouvrier tourneur, et c’est à la CGT que sa personnalité combative s’impose. En outre, son ascension est liée à la rencontre de personnalités comme Madeleine Vincent et Guy Ducoloné, Marie-Claude Vaillant-Couturier, puis bien sûr Maurice Thorez. Marchais sera toujours fidèle à ce groupe d’anciens. Enfin, le moment historique d’entrée dans la guerre froide le sert. En 1947, les ministres communistes sont écartés du gouvernement, la ligne du parti s’aligne sur le discours très dur de Staline et de Jdanov. Le recrutement des cadres ne prend alors plus en compte de manière prioritaire la vérification de leur activité pendant la guerre. Des dirigeants anciens résistants, trop autonomes par rapport à la direction du PCF, sont écartés (c’est le cas également en Europe de l’Est), ainsi que des responsables qui avaient participé au gouvernement « bourgeois » en 1944-1947. Par la suite, aux niveaux national et local, Georges Marchais saura comprendre et maîtriser à son profit le fonctionnement de « l’appareil » du PCF – terme qu’il a d’ailleurs toujours récusé.

CC : On découvre en vous lisant , un Georges Marchais très investi dans les questions internationales. Il y a naturellement les liens avec les pays socialistes, mais également les nombreuses rencontres avec les grandes figures en lutte de son époque (Angela Davis, Yasser Arafat, Nelson Mandela, etc.). Quelle est la vision de l’internationalisme de Georges Marchais ?

SC : Les engagements internationalistes de Georges Marchais sont longtemps restés sous-évalués. J’ai pu non seulement m’appuyer sur les archives du PCF et de sa commission de politique extérieure, la « Polex », mais aussi sur des documents soviétiques, roumains, polonais, entre autres. C’est ce qui m’a notamment permis de retracer la géographie de ses voyages - plus de cent trente au total ! Dès la fin des années 1950, puis aux côtés de Waldeck Rochet, secrétaire général en 1964 après la mort de Thorez, il se forme à l’idéologie et aux alliances du « mouvement communiste international ».

Comme secrétaire général, il se trouve confronté à trois grands enjeux de taille. D’abord, la domination de Moscou sur l’internationalisme communiste, suivie ou contestée, mais incontournable depuis la naissance du PCF en 1920, jusqu’à la chute de l’URSS en 1991. J’explore dans mon livre sa relation ambiguë avec les dirigeants soviétiques et le modèle russe. Ensuite, son ambition de jouer un rôle de leader du MCI et ses recherches d’alliances, de Bucarest à Cuba, sans jamais renoncer à l’horizon de la chute du capitalisme.

Il serait intéressant de revenir plus en profondeur sur l’importance des mobilisations contre l’apartheid en Afrique du Sud, tant au niveau personnel pour Marchais que politique, pour mobiliser les jeunesses contre l’impérialisme et le racisme.

Enfin, dans les années 1970-1980, Georges Marchais se trouve à l’aise dans des combats transnationaux de défense des libertés, souvent partagés avec la gauche non communiste. Il manifeste contre la répression franquiste, et contre le coup d’État de Pinochet au Chili.

Le PCF est le premier parti à soutenir le Congrès national africain, l’ANC, parti d’inspiration marxiste, allié du Parti communiste d’Afrique du Sud. Il serait intéressant de revenir plus en profondeur sur l’importance des mobilisations contre l’apartheid en Afrique du Sud, tant au niveau personnel pour Marchais que politique, pour mobiliser les jeunesses contre l’impérialisme et le racisme, et à l’échelle locale dans sa circonscription du Val-de-Marne.

En 1986, l’association Rencontre nationale contre l’apartheid, proche du PCF, est ainsi basée à Arcueil. La ville accueille Dulcie September représentante en exil de l’ANC en France. En 1988, c’est Marchais qui prononce son éloge funèbre après qu’elle a été assassinée en pleine rue. Assassinat dans lequel les services secrets sud-africains sont mis en cause. Il se rend début 1989 à Oslo pour soutenir la proposition de prix Nobel de la paix pour Mandela. En 1990, il reçoit à Paris Nelson Mandela libéré et son épouse Winnie, autre figure de l’ANC. Cette nouvelle sensibilité ne s’étend pas cependant aux atteintes aux droits de l’homme dans les pays socialistes, en Europe de l’Est comme en Asie ou à Cuba. En février 1980, Georges Marchais fonde et préside un Comité de défense des droits de l’homme et des libertés en France et dans le monde. La conférence de presse inaugurale exclut le dissident soviétique ukrainien Léonid Pliouchtch, qu’il a un temps soutenu et qui s’est réfugié en France.

 

CC : Vous vous arrêtez minutieusement sur « l’affaire Marchais-Messerschmitt » et le travail en Allemagne, qui a fait beaucoup de bruits à différents moments, entre 1970 et 1990. Pouvez-vous nous présenter ce que votre étude des sources vous permet de dire sur cette affaire et aussi nous expliquer pourquoi Marchais a été particulièrement ciblé, alors que d’autres hommes politiques avaient un passé bien plus chargé (Papon, Mitterrand, etc.) ?

SC : J’ai repris une enquête qui avait été menée en profondeur en France et en Allemagne tant par les journalistes que par la police française, puisque j’ai eu accès sur dérogation aux dossiers des Renseignements généraux. Mon premier chapitre fait le point de ce que l’on sait sur la période 1940-1946 quand il part travailler en Allemagne, au sein de la société Messerschmitt puis son retour, avec un certain nombre de « trous noirs » qui demeurent. Il s’agissait pour moi d’éclairer le destin d’un jeune Français plutôt ordinaire parmi les centaines de milliers qui sont partis comme travailleurs requis ou forcés en Allemagne et qui ont vécu de débrouilles à la Libération.

Le PCF affirme clairement son respect du pluralisme politique et renonce en 1976 à l’objectif de la « dictature du prolétariat ».

Je voulais surtout comprendre comment cette période a pesé sur la trajectoire politique de Georges Marchais. Dans une France où les mémoires collectives, tant communistes que gaullistes, refoulaient la période de Vichy, les attaques contre Marchais sont venues de l’intérieur du Parti communiste, dès lors que Marchais a été promu secrétaire général adjoint en 1970. D’anciens résistants ne reconnaissaient pas sa légitimité et lui reprochaient de mentir sur son passé. Des polémiques parfois violentes et des procès se sont succédé, à des moments clés de sa vie politique : candidature aux législatives, programme commun, candidature à la présidentielle, nouvelles oppositions internes à la fin des années 1980. Ils ont été alimentés par la droite anticommuniste et par les versions successives proposées par Marchais lui-même. Il a été très instructif de consulter les très nombreux courriers et témoignages reçus par Georges Marchais en provenance de la France entière, ou encore les sondages, pour restituer les ambiguïtés et les évolutions de l’opinion par rapport aux demandes de transparence sur le passé des hommes politiques sous l’occupation, jusqu’aux grandes affaires qui éclatent dans les années 1990 et font un peu oublier l’affaire Marchais.

 

CC : Vous évoquez un dirigeant communiste qui a durant son parcours défendu ou porté le modèle léniniste historique, l’« eurocommunisme » et le « gallocommunisme ». Pouvez-vous nous présenter ces trois approches et comment Marchais a évolué de l’une à l’autre selon les contextes ?

SC : Georges Marchais a été formé par un groupe militant fidèle à Lénine et Staline, au premier rang desquels Maurice Thorez. Celui-ci avait concilié, au moment du Front populaire puis de la Libération, le drapeau rouge avec le drapeau tricolore. Marchais n’a jamais été un théoricien, mais il a su s’entourer de conseillers qui l’ont aidé à formuler ses choix politiques dans les cadres marxistes, entre enjeux intérieurs à la France et enjeux du communisme international.

Dans la deuxième moitié des années 1970, dans la continuité de la « démocratie avancée » de Waldeck Rochet, Marchais fait le choix d’un « socialisme aux couleurs françaises ». Il a des mots très durs pour dénoncer le stalinisme, rejette tout modèle étranger, évite de se rendre à Moscou de 1974 à 1980, intervient en faveur de certains dissidents de l’Est. Le PCF affirme alors clairement son respect du pluralisme politique et renonce en 1976 à l’objectif de la « dictature du prolétariat », c’est-à-dire, pour simplifier, que les classes non prolétariennes ne devront plus être exclues du pouvoir si le communisme triomphe. L’union de la gauche, les progrès électoraux ouvrent des perspectives gouvernementales au PCF et à Marchais lui-même. L’expression de « gallocommunisme » est à l’origine journalistique, de même que « l’eurocommunisme » qui connaît son apogée en 1977-1978. Il s’agit pour Marchais de construire, avec l’Italien Enrico Berlinguer et l’Espagnol Santiago Carrillo, une voie alternative au communisme soviétique, adaptée à chaque contexte national, et renouvelant la réflexion sur la démocratie politique et sociale et sur le dépassement du capitalisme.

Sur le plan politique, il semble peiner à prendre en compte les mutations de la société française. Marchais reste tributaire d’une lecture marxiste « classiste » dont il a hérité, centrée sur les ouvriers de la grande industrie.

Mais entre 1977 et 1980, Marchais demande à son Parti un nouveau revirement. Il abandonne le « programme commun de gouvernement » signé en 1972 avec les radicaux de gauche et le PS, dont il dénonce la « droitisation ». Il abandonne aussi l’eurocommunisme, défend l’intervention soviétique en Afghanistan. Il reprend la formule de « bilan globalement positif » des pays socialistes, expression qui contribuera à figer son image comme celle d’un soutien du totalitarisme. Je montre comment divers facteurs personnels et politiques se combinent pour expliquer ces choix. Et aussi ses conséquences sur la gouvernance du parti : Marchais sera constamment réélu à la tête du PCF jusqu’à son retrait en 1994, mais au prix de nombreux départs ou mises à l’écart des opposants internes.

 

CC : Une certaine mémoire assez hostile à Marchais, le présente souvent comme un homme dépassé par son époque et ne comprenant pas les nouveaux enjeux politiques (la place des femmes dans la société, et les luttes féministes, celles des travailleurs immigrés et l’antiracisme, le rôle de la jeunesse et du milieu étudiant, etc.). Qu’en est-il réllement ?

SC : Je dois souligner que je n’entre pas dans la psychologie de l’homme Marchais, d’abord parce que ce n’est pas ma perspective, mais aussi parce qu’il n’a laissé aux historiennes et aux historiens aucun témoignage intime : ni journal, ni correspondances, ni mémoires. En revanche, à l’instar d’autres acteurs politiques de son temps, il a volontiers livré des moments de sa vie privée aux médias audiovisuels. Son image est celle d’un homme fidèle au peuple dont il est issu et qu’il défend, en particulier par ses goûts culturels et sportifs : western, roman policier, vélo… C’est aussi un homme moderne, il vit avec sa nouvelle compagne Liliane et a un enfant avant son divorce d’avec Paulette, avec laquelle il a eu trois filles. Marchais est un leader politique « normal », au train de vie modeste, qui refuse le culte de la personnalité.

Sur le plan politique pourtant, il semble peiner à prendre en compte les mutations de la société française. Il reste tributaire d’une lecture marxiste « classiste » dont il a hérité, centrée sur les ouvriers de la grande industrie. Il s’enferme à partir des années 1980 dans une logique politique qui lui fait rejeter deux menaces : d’un côté les « gauchistes » qui séduisent la jeunesse lycéenne et étudiante par leur projet révolutionnaire, de l’autre les socialistes « droitisés » qui récupèrent une partie des ouvriers et des classes moyennes et supérieures, enseignants, cadres… À la fin des années 1980, il voit dans les écologistes de nouveaux rivaux. Marchais laisse à son entourage la réflexion menée un temps par le PCF sur l’autogestion et sur les questions environnementales.

Ce sont ces débats télévisés que la mémoire collective a retenus, avec pour les uns la fierté de le voir triompher de rivaux de droite ou de journalistes expérimentés, pour les autres de l’agacement, du mépris, voire de la haine. 

Quant à l’échec du PCF à s’inscrire complètement dans le féminisme moderne, il est paradoxal, puisque la révolution bolchevique et les communistes avaient depuis 1917 défendu et pratiqué l’égalité au travail, l’accès à l’avortement, la promotion des femmes aux responsabilités politiques. Si la politique rétrograde de Staline et de la direction communiste des années 1950 n’est plus d’actualité, si le PCF de Marchais féminise sa base militante et une partie de sa direction, il ne comprend ni les nouveaux modes de militantisme, ni les réflexions sur la libération sexuelle, les rôles sexués au travail ou dans la famille. Le PCF défend l’égalité économique, civile et civique, accompagne l’émancipation des femmes en votant la loi Neuwirth sur la contraception en 1967, la loi sur le divorce, la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse en 1975. Jack Ralite, ministre de la Santé en 1981, fait retirer l’homosexualité de la liste des maladies mentales de l’Organisation mondiale de la santé. Mais, dans ses interventions publiques, Georges Marchais n’a pas dévié de la ligne marxiste classique qui privilégie toujours la solidarité de classe et les combats sociaux sur les enjeux concernant spécifiquement les femmes. Il aura en 1980 une parole malheureuse qui fera beaucoup pour son image de « macho », quand il évoque la rupture du programme commun décidée pendant ses vacances en Corse – « J’ai dit à ma femme, fais les valises… »

 

CC : La mémoire de Marchais semble avoir gagné une certaine postérité aujourd’hui, ce qui peut sembler étonnant pour un dirigeant de parti qui n’a jamais été au pouvoir ou dans un gouvernement et qui ne fut « que » député. Comment expliquez-vous cela ? Est-ce le produit de ses prestations télévisuelles ou y a-t-il d’autres explications ?

SC : Ses qualités de débatteur et son sens de la formule ont fait beaucoup pour la postérité de Georges Marchais. Il faut souligner qu’il s’appuyait sur un remarquable travail du PCF sur le film et l’image, que ce soit pendant les congrès ou les campagnes électorales, et pour préparer les émissions de télévision, dont l’importance croissante était bien comprise. Ce sont ces débats télévisés que la mémoire collective a retenus, avec pour les uns la fierté de le voir triompher de rivaux de droite ou de journalistes expérimentés, pour les autres de l’agacement, du mépris, voire de la haine. Car l’anticommunisme et la détestation dont le secrétaire général du PCF a été la cible ne doivent pas être sous-estimés. Le Marchais des années 1980 et des années 1990 se laisse enfermer dans une image peu à peu caricaturée par la presse ou les humoristes.

Dans une France où les mémoires collectives, tant communistes que gaullistes, refoulaient la période de Vichy, les attaques contre Marchais sont venues de l’opposition interne au Parti communiste, dès lors que Marchais a été promu secrétaire général adjoint en 1970.

Je dirais que Georges Marchais est aujourd’hui davantage oublié que présent, alors qu’il a dirigé un parti qui a dépassé les 550 000 militants dans les années 1970. La mémoire « noire » du communisme post-
soviétique y a contribué sans aucun doute, ainsi que son bilan politique marqué par les occasions manquées. Sa popularité a été réactivée par Internet et les réseaux sociaux, parfois avec une certaine nostalgie, d’autres fois pour porter un message politique. Le PCF a repris en partie le « communisme aux couleurs de la France », dans sa défense du « produire français », et d’une certaine image des classes populaires. Quant à l’exrême droite, elle s’empare en les décontextualisant de formules comme « il faut arrêter l’immigration ». Je reviens dans mon livre sur les analyses de solidarité avec les travailleurs immigrés et de critique de la politique patronale, portées par Marchais depuis un rapport qui lui avait été confié dès 1964, puis sur ses dérapages des années 1980 qui le piègent face au Front national.

Sophie Cœuré est historienne. Elle est professeure des universités en histoire contemporaine à l’université Paris Cité.

Propos recueillis par Baptiste Giron

Cause commune46 • été 2025