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Ce numéro sortant en plein congrès extraordinaire du parti, il nous a semblé pertinent, à la rubrique « Militer », de nous consacrer au vaste sujet de la formation des communistes. En effet, tous les camarades s’accordent pour dire qu’il faut en faire une priorité dans notre quotidien militant, et c’est compréhensible : alors que le monde apparaît chaque jour plus complexe, que les opérations qui créent de la confusion se multiplient tant sur les réseaux sociaux que dans les média « traditionnels », développer une grille de lecture communiste, rationnelle et scientifique, est un enjeu fondamental pour le combat de classe.
Si la contestation de l’ordre établi grandit – et on peut même dire qu’elle devient majoritaire, tant la crise est profonde –, elle prend spontanément une forme « populiste », se détournant des vraies causes travesties pour s’orienter vers des boucs émissaires ou des « fétiches ». Les tenants du système ne s’y trompent pas et déploient tous leurs efforts pour nous orienter vers ces multiples impasses, nous rendant ainsi collectivement impuissants. À l’inverse, la démarche communiste se doit d’être éclairante. Formation de nos adhérents et éducation populaire en sont les premiers pas.
Depuis plusieurs années maintenant, le secteur « Formation » du parti s’emploie à mettre en place des outils variés, trop peu connus, et ce numéro a pour objectif de favoriser leur appropriation par le plus grand nombre.
Bonne lecture, et surtout à très bientôt dans votre futur « stage de base » local !


 

Abécédaire

Éducation populaire. Démarche visant l’appropriation d’une compréhension du monde par le plus grand nombre, en vue du passage à l’action collective. À l’opposé d’une vision élitiste et descendante du savoir vers des masses supposées « incultes », la démarche d’éducation populaire part du vécu des individus pour les amener à s’interroger et à construire par eux-mêmes une analyse lucide.

Pédagogie. Une formation efficace passe par une pédagogie adaptée, qui rend concrets les savoirs transmis en les faisant entrer en résonance avec le quotidien de chacun, et qui laisse la place à la participation de tous.

Politique de cadres. Expression parfois mal perçue. Il s’agit tout simplement de toutes les mesures prises pour favoriser la prise de responsabilité des adhérents, les accompagner dans l’exercice de leurs responsabilités d’animation. Cette pratique est indispensable pour permettre une appropriation la plus large possible du parti par ses militants, car une bonne animation est la clé d’un groupe humain efficace et émancipateur.

Responsable fédéral à la Formation. Le ou la camarade chargé du déploiement et de la coordination de la formation sur la fédération. Il ou elle pourra bénéficier de l’accompagnement du secteur formation dans sa tâche. Un binôme permet de se compléter efficacement.

Secteur formation. C’est le secteur national du parti dédié à la formation. Il est ouvert à tous les adhérents qui souhaitent s’investir sur le sujet.


 

MUTUALISATION INTERFÉDÉRALE

L’exemple de la Bretagne

Par Olivier Mayer

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Toute l’initiative est partie d’une réflexion, peu à peu transformée en action : il est nécessaire à tout militant politique de comprendre un monde en pleine évolution, ce qui est complexe. Il nous faut donc organiser des formations, un défi difficile à réaliser dans une petite fédération comme celle du Morbihan. Des contacts ont donc été pris avec les autres fédérations de la région, et l’idée a trouvé un écho très positif auprès de celles du Finistère et des Côtes-d’Armor.
Ce week-end de formation pour lequel les responsables locaux, actuels ou en devenir, ont été sollicités particulièrement, a réuni une bonne vingtaine de participants du Morbihan, du Finistère et des Côtes-d’Armor. Cela a permis d’approfondir les connaissances théoriques sur l’histoire, la bataille des idées, ce qu’est une stratégie… tout en renforçant les liens entre camarades. En effet, les réalités de vie et de militantisme sont diverses, et pouvoir échanger avec des camarades d’autres fédérations est une richesse. Ce week-end a également été l’occasion de s’ouvrir sur le territoire local, en l’occurrence avec la visite d’un centre de recherche sur la biodiversité marine.
Encouragés par cette réussite, les cama­­rades bretons ont envie de poursuivre l’expérience. Le comité régional a décidé de mettre en place un groupe de travail dédié à la question de la formation, distinct du comité régional composé principalement des secrétaires fédéraux et permettant d’impliquer toujours plus de camarades. Ce groupe de travail régional aura donc deux missions : organiser d’autres stages interfédéraux, pour que plus de camarades puissent se former, et mutualiser les moyens existants, avec par exemple un conférencier ou une conférencière qui fasse le tour de la Bretagne. Certains sujets plus « pratiques », tel l’usage du numérique, pourront faire l’objet de prochaines sessions ou d’un prochain stage de formation qui auront lieu, n’en doutons pas, très bientôt !

Olivier Mayer est militant dans le Morbihan.


La politique de formation du PCF

entretien avec Jean-Louis Frostin

Photo_JLF_20161.jpgJean-Louis Frostin

Quels sont les objectifs du secteur Formation du PCF ?
Validés par le comité exécutif national en 2016, les objectifs de la formation portent sur trois volets. Le premier est une offre de formation permanente des adhérents du PCF, notamment à travers les stages de base, qui traitent des fondements de la politique du PCF. Le deuxième volet est une formation continue pour les camarades responsables par un cycle de « formation cadres » (au rythme de deux par an) pour une capacité totale de quarante camarades par an en l’état de nos moyens. Le troisième volet vise à développer les initiatives de formation d’éducation populaire pour tous les camarades et les sympathisants. Celles-ci peuvent se faire à partir des travaux des différents secteurs mais aussi sur toutes les questions sociales, économiques ou sociétales. Il n’y a pas de domaine interdit : tout dépend des besoins, des idées, des prises d’initiatives. Ce ne peut pas être le secteur Formation qui centralise ce volet-là : il peut aider logistiquement, mais il faut de la prise d’initiative sur le terrain. L’objectif est une appropriation par le plus grand nombre de l’ensemble des questions qui traversent notre activité politique.

« Le secteur Formation est un outil, un carrefour de prises d’initiatives et de logistique, il a besoin de la rencontre avec les envies du terrain et les forces disponibles pour aboutir. »

Il ne faut pas attendre que « tout descende » d’en haut : le secteur propose des outils, des contenus, des moyens que sont les deux premiers volets, mais il faut que tous les communistes s’emparent de la formation, sans quoi celle-ci sera confidentielle, limitée.

Quelle stratégie pour atteindre ces objectifs ?
Nous avons besoin d’un collectif national « formation » qui s’étoffe ; de correspondants qui s’impliquent sur cette question dans les départements, pour tisser un réseau pour faire vivre et développer la formation ; de retours d’expériences (qu’est-ce qui se fait dans les fédérations et les sections ?), pour en faire le bilan, évaluer, harmoniser à partir du réel, pour faire évoluer la formation elle-même.
Il nous faut recenser et mettre en mouvement beaucoup plus d’intervenants pour multiplier les initiatives de formation. Nous avons élaboré une feuille de route et commencé à la faire connaître et évoluer, en insistant sur le fait que le secteur Formation est un outil, un carrefour de prises d’initiatives et de logistique, et qu’ il y a besoin de la rencontre avec les envies du terrain et les forces disponibles pour aboutir.
Le secteur a mis en place des « formations de formateurs » – qui restent un dispositif à développer – avec deux objectifs : l’harmonisation de l’offre et des contenus de formation et l’élargissement du nombre de camarades aptes à intervenir. Il faut que tous les communistes puissent avoir accès à des contenus cohérents et de qualité, quel que soit le territoire.

Que voudrais-tu voir évoluer ces prochaines années ?
La première évolution nécessaire est que la question de la formation, à l’occasion du congrès et à chaque étape, soit à l’ordre du jour et qu’on en débatte en se saisissant des outils, en l’occurrence le secteur Formation. Constater les besoins est insuffisant : ces échanges doivent servir à passer à la mise en œuvre par l’organisation massive de temps de formation. Actuellement, environ six à huit cents communistes participent annuellement à ces initiatives. Ce chiffre est en progression chaque année, mais reste largement insuffisant ! Nous avons besoin de décupler ce chiffre : passer de huit cents à huit mille ! Il faut que la formation devienne un automatisme de l’action militante ; c’est le seul moyen de répondre à la demande.

« La formation doit devenir un bien commun à tous les communistes, une priorité partagée, car c’est la condition aussi bien de l’efficacité de notre action que de l’approfondissement du pourquoi on s’engage et on milite. »

La seconde évolution – condition de réalisation de la première – est la formation de beaucoup plus d’intervenants. Pour former, il faut être soi-même formé. Ce que nous avons engagé à quelques-uns est un premier pas intéressant, mais nous devons, collectivement, passer à la vitesse supérieure. Pour ce faire, nous devons avoir une définition plus collective de ce qu’est la fonction de la formation politique. Cela doit devenir un bien commun à tous les communistes, une priorité partagée, car c’est la condition aussi bien de l’efficacité de notre action que de l’approfondissement du pourquoi on s’engage et on milite.

« L’objectif est une appropriation par le plus grand nombre de l’ensemble des questions qui traversent notre activité politique. »

Nous devons nous interroger sur la manière de lier la formation avec « C’est quoi militer ? », « Pourquoi on milite ? » « Comment on milite ? ». Ce lien – dialectique – est indispensable au « bien-fondé » de la formation, dans le sens où les connaissances et les outillages partagés, mis à l’épreuve de la pratique, permettent d’ancrer l’engagement personnel et le rapport au collectif.
Je veux ajouter un mot sur l’enjeu de la formation pour celles et ceux qui acceptent des responsabilités. Notre objectif fondamental est de créer les meilleures conditions pour l’intervention politique des adhérents du PCF. Un parti politique, comme n’importe quel groupe humain, a besoin de l’exercice de la responsabilité. Pour éviter que cela soit une forme « d’appropriation » de pouvoir, il faut que la formation massive permette la plus grande surface possible d’intégration et pour le plus grand nombre. C’est également le moyen de combattre le « spontanéisme » qui nourrit la reproduction sociale ou catégorielle. Jeunes ou anciens, le renouvellement n’est pas qu’une question d’âge ! Et si l’objectif de parité n’est pas massif à tous les niveaux, de quel renouvellement parlons-nous ? Seulement changer d’individus ou enrichir le collectif ? Enfin, tous les groupes organisés forment leurs dirigeants : le patronat, la bourgeoisie, les syndicats, les autres formations politiques… c’est à la mode de lancer son institut, sa faculté, son centre de formation (LREM, le RN, la FI…). Le PCF ne découvre pas aujourd’hui cette nécessité ! Mais nous, nous devons y répondre dans le cadre d’une ambitieuse « politique de cadres » et de promotion dans les responsabilités. Nous devons faire émerger chez le plus grand nombre la capacité de s’y investir. Plus on aura de communistes à qui on offre la possibilité de se former politiquement, plus il y aura de mobilité et de diversité dans celles et ceux qui prennent des responsabilités. Chacune et chacun est à même de se rendre compte, à tous les niveaux du parti, du besoin d’avoir plus de camarades qui aident l’ensemble du collectif à fonctionner et à se développer. Là aussi, essayons, avec obstination, de passer du constat de « ce qu’il faudrait » à la mise en mouvement pour le réaliser.

Jean-Louis Frostin est responsable du secteur Formation.
Entretien réalisé par Simon Lahure.


L’offre de formation du PCF

Avec le XXXVIIIe congrès, tout ce que fait le parti communiste est interrogé, questionné, ce qui est une très bonne chose, mais parfois au détriment de la réalité. Si nous devons constamment travailler sur notre organisation pour l’améliorer, c’est-à-dire la rendre plus efficace pour réaliser les objectifs politiques fixés collectivement, il serait improductif de repartir de zéro à chaque fois. Voici donc un état des lieux du secteur Formation.

LA FORMATION RÉPOND À TROIS OBJECTIFS

1. Qu’elle soit un bien commun de tous les communistes, indifféremment des débats et des désaccords ponctuels.

2. Qu’elle serve à démocratiser le PCF, afin que tous les adhérents, quels que soient leurs origines sociales, leur genre, etc. puissent s’emparer des débats.

3. Qu’elle permette toujours plus de conquêtes politiques, en outillant les camarades idéologiquement et pratiquement pour nous rendre toujours plus à l’aise dans nos actions militantes.

LA FORMATION SE DÉCOUPE AUJOURD’HUI EN CINQ VOLETS

1 - Les stages de base (durée : 1 week-end)
Cible : tous les adhérents, voire les sympathisants.
Objectif qualitatif : harmonisation des connaissances de base autour de cinq thèmes : « Dans quel monde intervenons-nous ? », « Rapports et apports du PCF à la société française », « Capitalisme/crise/dépassement », « Les conditions et les grands enjeux de développement aujourd’hui » et « PCF : quelle conception de la politique ? Objectifs et pratiques ».
Objectif quantitatif : Atteindre un stage par an et par fédération.

2 - Les stages régionaux (durée : 1 week-end)
Cible : les animatrices et animateurs du parti.
Objectif qualitatif : apporter les outils organisationnels et idéologiques pour dynamiser un collectif militant local, approfondir les connaissances théoriques.
Objectif quantitatif : atteindre un stage par an et par région.
C’est un projet à mettre en place après le congrès.

3 - Les stages « cadres »
(durée : 2 semaines + 2 week-ends)
Cible : les responsables fédéraux et nationaux.
Objectif qualitatif : donner les outils pour être un dirigeant politique capable de mettre en mouvement des responsables politiques.
Objectif quantitatif : deux stages par an.


4 - Les formations thématiques
Cible : tous les adhérents et les sympathisants.
Objectif qualitatif : apporter des connaissances sur une thématique particulière.
Objectif quantitatif : ces formations relèvent des initiatives locales, en lien direct avec les secteurs. L’objectif serait que le secteur Formation, grâce au nouveau site, puisse mettre en valeur la richesse de ce que nous faisons.

5 - Les initiatives d’éducation populaire
Cible : initiatives ouvertes à tous.
Objectif qualitatif : impliquer le plus grand nombre dans le partage de connaissances et de réflexions politiques.
Objectif quantitatif : ce sont principalement des initiatives locales, même si les universités permanentes peuvent entrer dans cette catégorie.


Comment organiser un stage de base chez soi ?

C’est normalement le rôle des responsables fédéraux à la formation d’organiser un stage de base. Par ailleurs, si le renouvellement des instances fédérales désigne un ou une responsable à la formation, n’hésitez pas à le faire connaître au secteur Formation en envoyant un mail à formation@pcf.fr.
Tu peux trouver le planning des stages de base sur le site du parti, dans l’onglet formation (http://formation.pcf.fr/). Si une date convient à la fédération et n’est pas déjà occupée par une autre fédération, vous pouvez contacter le secteur pour réserver cette date. Il suffit d’envoyer un mail à formation@ pcf.fr !
Attention ! Le secteur priorise les fédérations qui n’ont pas eu de stage de base ces dernières années !

« Mais, ça va coûter cher, ça ? Nous, on n’a pas trop les moyens… »
Pas du tout : les stages de base sont organisés nationalement, c’est-à-dire que le national prend en charge les billets de train des intervenants. La fédération ne prend en charge que les repas, et doit éventuellement trouver un hébergement (qui peut être militant) si l’intervenante ou l’intervenant vient de loin et ne peut pas repartir le jour même. Mais si la fédération veut (ou peut) tout payer, ça ne posera pas de problème à la trésorerie nationale…

« Mais nous, on ne connaît pas vraiment les gens, contacter les formatrices et formateurs, ça va être compliqué… »
C’est le secteur Formation qui se charge de trouver les intervenantes ou intervenants. Nous avons d’ailleurs commencé des formations de formatrices et formateurs pour élargir le vivier de camarades pouvant intervenir, pour atteindre l’objectif d’un stage par an et par fédération.


L’ÉDUCATION POPULAIRE

L’université populaire de l’Aube

L’université populaire de l’Aube, animée par Jean Lefèvre, est née en 2013. Elle a commencé très simplement en invitant des universitaires pour rendre accessibles des connaissances et des analyses du monde qui nous entoure. Le projet a extrêmement bien fonctionné, au-delà même des espérances des initiateurs : des communistes, mais également des sympathisants, des gens qui voulaient sortir des sentiers battus de la pensée libérale, ont créé cette association. Très rapidement, deux cents à deux cent cinquante adhérents s’y sont retrouvés !
Les conférences ont trouvé leur public, et ce ne sont pas forcément les sujets de « politique pure » qui ont attiré massivement, mais ceux de la vie de tous les jours et les sujets locaux. La santé, par exemple, a permis une affluence extrêmement importante. Fait notable, le public est très éclectique et varie selon les sujets proposés, ce qui augmente l’audience.
L’université populaire, qui se tient dans la ville, dans des salles municipales, remplit un double objectif : redonner des repères, des grilles d’analyse de gauche ; permettre que les gens renouent des liens entre eux. Dans un monde saturé par l’information immédiate comme Internet et les média, il s’agit de décortiquer des sujets et de donner un sens à toutes les connaissances accessibles. Ceci est rendu possible par une régularité des conférences, qui ont lieu en moyenne tous les mois.
La suite à donner à l’université populaire est de garder une exigence intellectuelle très forte, et de s’ouvrir à de nouveaux publics, notamment aux jeunes. Nous voudrions que chaque conférence ait une traduction, par des ateliers par exemple, pour en extraire toute sa richesse et son audace. L’appétence a été créée chez les camarades, alors poursuivons ensemble !


Focus : le chantier des stages régionaux

Entretien avec Annie David

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Au sein de l’offre de formation nationale, il est apparu qu’il manquait un stage à destination des responsables locaux. Entre le stage de base, destiné à tous les adhérents et adhérentes et notamment aux plus récents, et le stage « cadres », destiné aux responsables nationaux et fédéraux, comment former les camarades qui prennent des responsabilités locales ?
Nous souhaitons apporter des outils, politiques et pratiques, aux camarades dans les départements qui souhaitent s’investir dans la vie du parti. Ces clés doivent les aider à aborder leurs responsabilités sans être inquiets. En effet, les communistes s’interrogent toujours : « Est-ce que je vais être capable ? », « Comment faire avec les camarades plus expérimentés que moi ? », « Comment faire évoluer les méthodes et les pratiques du parti sans froisser personne, sans rompre les habitudes ? », etc.
Les stages régionaux doivent apporter des réponses à trois questions fondamentales :
• Comment être rassuré dans la prise de responsabilité ?
• Comment faire de l’intergénérationnel ?
• Comment redonner de la vitalité à l’organisation ?
Ces éléments sont concomitants pour que les dirigeants, femmes et hommes, se sentent mieux, plus à l’aise et donc plus efficaces pour assumer leurs responsabilités. Militer doit toujours être un plaisir, ce qui est parfois compliqué lorsqu’on a des responsabilités à assumer.
En matière de contenu, ces stages régionaux devront répondre à trois objectifs. Le premier est le renforcement politique de ce qui fait l’actualité dans les fédérations et les sections. C’est à la fois un approfondissement du stage de base et un élargissement à des sujets qui ne sont pas abordés dans le premier stage (féminisme, antiracisme, école, santé…) grâce aux travaux des secteurs du parti. Le deuxième est une meilleure connaissance de notre organisation. Qu’est-ce que le parti communiste, comment fonctionne-t-il, mais également des aspects plus techniques, sur la gestion d’un fichier « orga », d’une trésorerie, des réseaux sociaux, des partenaires… pour être capable de réaliser des événements politiques marquants ! Enfin le troisième objectif est de mieux comprendre l’aspect humain d’une fonction de responsable. Les contacts entre camarades ne sont pas toujours évidents à gérer, et nous devons nous nourrir des compétences de chacun. L’expérience des anciennes et des anciens, couplée au dynamisme des plus jeunes peut faire des étincelles !
L’aspect régional de ce stage permet également de mixer des expériences diverses, de rencontrer des gens qu’on ne fréquente pas tous les jours, voire de garder des contacts pour relancer des coordinations régionales qui nous seront utiles régulièrement. Ce stage devrait voir le jour après le congrès, et a pour objectif d’atteindre un rythme de croisière d’un stage par région et par an. l

Annie David est membre du comité national et co-animatrice du chantier formation du congrès.

 

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Cause commune n°8 • novembre/décembre 2018